Information

Ce site est en constante évolution et lorsque des articles sont en travail, ils sont signalés en début de page....




Accueil » Article collectif 2015 » Méditation groupale en 2015

Définir notre métier

Définir notre métier Zoom sur Définir notre métier
Notre réunion continue donc et après avoir évoqué tout la large palette des activités possibles utilisées par des ergothérapeutes,  nous constatons que nous sommes à la fois fiers de cette polyvalence, mais nous constatons aussi que cette large palette rend difficile la claire définition des limites de nos interventions. Notre polyvalence fait notre richesse, mais trace aussi des lignes de faiblesse.

La conceptualisation de notre métier pourra sans doute, nous donner une structure interne plus lisible. Nous évoquons le fait que cette conceptualisation est déjà perceptible dans plusieurs domaines : l’écriture de livres collectifs de référence, l’émergence de modèles conceptuels dits appliqués, la récente ré-ingéniérie de notre métier, l’évolution universitaire de l’enseignement. Cet ensemble d'activités va nous permettre de mieux définir notre métier.





Les modèles dits "appliqués"

Le modèle conceptuel principal de base de notre profession, était, et est encore, celui de Winnicott qui peut nous aider à comprendre qu’il y a un espace intérieur (le moi), un espace extérieur (le non moi), et qu’il nous faire faire du lien entre les deux, dans le fameux espace dit transitionnel chez l’enfant et nommé intermédiaire en (ergo)thérapie. Ces concepts, qu’ils soient reconnus ou pas, sont la base psychodynamique de notre métier. Un dedans, un dehors, un entre deux dans lequel nous offrons des outils aux patients pour s’y retrouver un peu et expérimenter des situations thérapeutiques d'évolution d'une manière suffisamment répétées pour que cela puisse s'intégrer dans le psychisme et surtout la vie du patient.

Suivant l’intérêt pour les ergothérapeutes pour le monde du dedans ou le monde du dehors, nous pouvons aussi nous appuyer sur des modèles conceptuels globaux très variés, oscillant entre les théories psycho dynamique qui éclairent l’espace psychique interne, les théories humanistes qui vont souligner l’importance de la relation, les théories de réhabilitation psycho-sociale quand nous nous préoccupons de l’intégration de la personne dans le monde extérieur, les théories cognitivo-comportementales quand nous voulons ré-entrainer les capacités cognitives, et bien d’autres encore, où chaque ergothérapeute peut puiser des inspirations.

Nous voyons actuellement, une modification de la vision de l’ergothérapie, dans la recherche de modèles conceptuels dits appliqués et créés par des ergothérapeutes, grâce à une intégration d’éléments de modèles conceptuels plus globaux. Plus ce travail va se développer, plus la définition de notre métier va pouvoir s'élaborer. Cette démarche est perceptible, par exemple, dans l’une des publications de l’ANFE : « Approche des modèles conceptuels en ergothérapie ». Sont ainsi nés : le modèle japonais kawa, le modèle canadien de l’occupation humaine de Kielhofner (MOHO), le modèle ludique de Francine Ferland, etc…


Ré-ingénierie et formation

Nous sommes plusieurs dans le groupe à être enseignants(tes), avec la conscience aigüe qu’il nous faut travailler en équipe pour une transmission harmonisée et réfléchie de notre profession. Nous évoquons alors, l’évolution de la formation initiale. La réingénierie du Diplôme d’Etat d’ergothérapeute a été concrétisée par l’arrêté du 5 Juillet 2010, modifiant ainsi le contenu de la formation initiale et la reconnaissance du diplôme d’Etat au grade de licence, soit Bac+3. Pour préparer cette réingénierie, des groupes de travail se sont développés dans toute la France. Ce long travail a abouti à la création d’un nouveau référentiel de textes définissant 10 compétences.

Pour avoir participé personnellement à ce travail, j'ai pu constaté in situ, le désir des équipes de travail, de ne plus fonctionner en termes de clivages entre ergothérapeute travaillant en fonctionnel et ergothérapeutes travaillant en psychiatrie. Les différentes équipes ont eu à c½ur de trouver des items fédérateurs et communs. Cette étape de redéfinition cruciale est désormais perceptible dans l’enseignement, sous des formes diverses. Elle va permettre aux élèves et futurs ergothérapeutes, d’avoir accès à cet état d’esprit et de pouvoir entrer dans un sentiment d’appartenance à un métier un peu mieux défini et plus reconnu.

Le programme des études, fixé par le Ministère de la Santé et des Sports, permet à la profession d’entrer dans le système LMD (licence Master Doctorat). Ce grade de licence permet l’accès aux divers cursus universitaire pour poursuivre des études en Master et en Doctorat. Une partie des cours est assurée par des enseignants universitaires et l’autre partie par des professionnels. Cette (r)évolution de l’enseignement, s’accompagne aussi de l’augmentation des IFE, institut de formation en ergothérapie (13 instituts), ainsi que du nombre d’étudiants désormais issus pour la grande majorité d’entre eux, de la filière PACES. « Le diplôme d'Etat d'ergothérapeute s'obtient par l'obtention des 180 crédits européens correspondant à l'acquisition des dix compétences du référentiel défini à l'annexe II».




Les écrits de cette section sont la propriété intellectuelle

de sa créatrice et des co-signataires de l'article

qui a été la base principale de ce travail






| |
Ergopsy - 2015
Infos légales