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Accueil » Etre ergo en psy » Méditation groupale en 2015

Donner de la valeur

Donner de la valeur Zoom sur Donner de la valeur



La notion de la difficile reconnaissance de notre profession traverse aussi nos questionnements et nous évoquons un sentiment de « narcissisme professionnel » plus ou moins satisfait. Nous avons tous , peu ou prou, le désir de voir notre métier reconnu dans sa spécificité et sa valeur thérapeutique et chacun d'entre nous a ainsi pu évoquer les stratégies que nous avons pu déployer au cours de notre carrière.






Le regard des autres

Lors de notre partage d'histoires, nous constatons que nous sommes peut-être trop sensibles au regard des autres thérapeutes. Dans nos histoires, nous entendons bien que selon les lieux où nous exerçons, nous tentons de répondre aux demandes ou de nous adapter à l'évolution actuelle, au risque parfois de co-animer des groupes utilisant des techniques fort éloignées de l'ergothérapie, comme par exemple des programmes d'éducation thérapeutique sur la connaissance de la maladie ou des groupes de paroles divers et variés, moins appuyé sur des médiations concrètes. Notre sentiment de valeur gagnerait sans doute, à venir de notre sentiment personnel, sans attendre que l’on nous tende un miroir de l’extérieur, tant pour nous définir que nous valoriser. Nous constatons encore, qu’il nous faudrait peut-être un peu plus écrire, théoriser ou faire de la recherche, pour donner de la valeur à nos pratiques. Pour avoir participé aux premières assises nationales de l’ergothérapie (2008), j'ai pu souligner qu'il me semblait qu'un vent de sérieux soufflait sur ses assises, avec, entre autre chose, une volonté d’inscription dans des démarches de recherches plus scientifiques.


Les bilans

Une autre piste peut nous aider à affirmer l’efficacité de notre thérapie, il s’agit des bilans. Il est à remarquer, dans les forums de discussion de l’ANFE sur la psychiatrie, qu’effectivement, de plus en plus d’élèves ou de jeunes ergothérapeutes recherchent des bilans ou des techniques à appliquer, validés et rassurants. Oscillant souvent entre utilisation de bilans « maisons », l’utilisation de bilans issus d’autres professions, où même carrément le refus de saisir un patient dans une évaluation, nous devons reconnaître que cette dimension, avec son « avant-après » (qui fait de plus en plus recette dans le vent de « scientisation » actuel) n’est pas notre fort à tous.

La question des bilans peut nous faire aussi réfléchir sur ce que nous proposons à nos patients. Porter une attention aux incapacités, handicap et autres mots de ce genre, peut provoquer des sentiments de dévalorisation. Deux bilans ELADEB et EMAE ont été mis au point par des ergothérapeutes Suisses. ELADEB, (Echelle Lausannoise d’Autoévaluation des Difficultés Et des Besoins), se propose justement d’aider la personne, à l’aide de fiches imagées, à déterminer les zones où elle estime avoir besoin d’aide, afin de cibler des objectifs prioritaires et secondaires à travailler. Ce type d’auto-bilan peut nous offrir des pistes à développer, moins centrées sur les difficultés. Il est à remarquer que, parallèlement à l'écriture de cet article, le hasard a voulu qu'une formation soit en cours sur ces bilans. Cette demande collective de formation vient particulièrement bien illustrer ce besoin d'évaluation. Nous constatons aussi, que nous avons une grande capacité à adapter ou détourner des outils venus d’ailleurs, mais il est clair qu'en créer par nous-mêmes va progressivement contribuer à inscrire la crédibilité de notre métier, surtout lorsqu’ils sont reconnus et validés.


La créativité

Cette création d’outils faits par des ergothérapeutes, se dessine aussi à travers d’autres outils que les bilans. Nous en avons un exemple dans notre groupe, par la présence de Bruno Schmitt, l’un des créateurs du jeu Dixiludo. Nous en profitons pour échanger sur la méthodologie de la création d’un outil et sur le constat que, pour une fois, c’est un outil venu des ergothérapeutes qui est utilisé par d’autres professionnels.


Cette dimension de créativité des ergothérapeutes est un peu notre marque de fabrique. L’image que se fait la « jeune génération » d’ergothérapeutes (ou d’élèves) de l’« ancienne génération », nourrie aux expériences très pratiques des travaux manuels (qui tendent un peu à diminuer dans l’enseignement voir dans les pratiques professionnelles), est intéressante à interroger.

Ainsi, en 2015 une élève ergothérapeute a évoqué dans son mémoire de fin d’étude, le lien entre norme et créativité . Sa question essentielle était de savoir si la norme n’allait pas nous contraindre dans notre sens pratique, dans nos capacités d’adaptations et dans notre inventivité, au profit des normes d’hygiène, de sécurité et d’utilisation d’outils ou de techniques de type, « prêt à porter ». Ce mémoire vient particulièrement illustrer ce potentiel créatif des ergothérapeutes.




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