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Exemple de symbolisation



Une jeune fille anorexique, lors d'une séance de relaxation, entend une personne tousser. Elle se met soudain à pleurer, à sa grande surprise. Elle a de bonnes capacités d'introspection et, en fin de séance, vient mettre des mots de façon spontanée, sur son ressenti: "Cela m'a brutalement évoquée ma mère qui fume beaucoup et tousse ainsi. J'ai tellement peur qu'elle meure que cela devient un des prétextes que je me donne pour me priver et cesser de manger. Je vais retravailler cela avec ma psychiatre. "Le lien psychique entre un ressenti corporel du moment présent et une partie de son histoire a été fait. La situation d'énervement face à une simple toux a été reconnue comme symbolisant une autre situation de son histoire personnelle par la patiente.

Un jeune homme psychotique dessine spontanément un personnage, toujours le même avec des variations légères, chapeau différent, barbe ou non, oreilles de taille variable, couleurs variées, coiffures, féminisé parfois par des boucles d'oreille, vêtements divers, etc...Et pourtant, il ne peut rien dire de ce personnage. Il se centre sur les différences d'apparence qu'il peut nommer et reconnaître, mais ce personnage n'a pas de nom, pas d'histoire. Il est posé là comme clivé du reste. Ces dessins sont très nombreux et il n'est pas possible de relier ce personnage au patient comme souvenir, partie de lui-même, représentation d'une personne connue, etc...Il ne lui est pas possible d'imaginer une histoire mettant en jeu ce personnage, d'imaginer son origine, son destin, etc...La fonction de symbolisation n'est pas opérante du tout.

Une femme de 50 ans, présentant une personnalité hystérique, joue avec 3 autres personnes, à un jeu nommé lotus. L'avancée des pions dépend des autres et il est nécessaire d'utiliser les pions des autres personnes. Elle prend un plaisir certain à bloquer les autres personnes, qui le lui renvoient rapidement. Elle constate alors que, dans sa vie aussi, elle se trouve souvent dans cette situation à utiliser les autres personnes et à les bloquer d'une certaine façon. Elle se réfugie encore derrière ses symptômes, soulignant que c'est du à sa "dépression" et que ce n'est pas sa faute. La conscience de sa responsabilité dans ses difficultés psychiques et relationnelles, notamment avec son mari, n'est pas encore très claire. La dimension symbolique et signifiante est présente, perçue, mais refusée.






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