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Accueil » Le Faire » Pourquoi faire?

Faire ou agir?


FAIRE OU AGIR ?(extrait du texte sur le changement )

Un FAIRE
Nous nous définissons en grande partie dans ce que nous faisons. Sylvie Meyer nous parle de l’espace interne ou externe du « Faire », renouant (sans jamais le dire) avec Papa Winnicott, bien planqué dans notre ADN d’ergo, avec son espace intermédiaire où finalement tout se joue, qu’il s’agisse de psychiatrie ou de soins somatiques, fonctionnels, comme nous le montre Isabelle Pibarot dans son ergologie, en utilisant cette grille de lecture pour deux vignettes cliniques, l'un en somatique et l'une en psy.

Les sciences de l’occupation nous indiquent que nous devrions (idéalement) avoir un bon équilibre occupationnel, dans notre vie quotidienne, fait de l’ensemble de toutes nos occupations humaines. Un équilibre, entre productivité, ressourcement et plaisir, par exemple, comme le propose Karen Atler avec son profil PPR, dans le chapitre 16 du livre de Doris Pierce. Nous identifions que certaines personnes souffrent de privation ou d’injustice occupationnelle et les ergothérapeutes peuvent alors se positionner comme les garants d’un soutien à ce Faire, qui nous donne une identité occupationnelle. Nous redevenons acteurs dans notre monde, sur notre monde.

Une question demeure pour moi : un Faire pour quoi faire ? Un Faire Faire ? Un Faire pour se sentir acteur, utile, efficace, compétent, performant ? Un Faire pour faire, pour oublier, pour s’occuper (au plus « vilain » sens de ce terme) ? Un Faire pour s’exprimer ?


Un AGIR
Isabelle Pibarot nous donne, elle, une définition de l’Agir, comme intégrant à la fois le faire mais aussi l’être. Encore une autre vision…un quatrième mot qui se glisse là, reliant les deux premiers.

Un exemple peut nous éclairer sur ce lien entre Être et Faire : Si nous revenons dans nos ancrages langagiers, l’ergon nous parle de la matière. Nous agissons sur de la matière, du moins pour ceux que l’artisanat ou la créativité travaillent encore, au-corps Une matière que l’on ressent en premier lieu dans notre corps, dans notre sensorialité, dans ce qui nous fait percevoir le monde comme différencié de nous. La matière extérieure est ce qui va nous ancrer dans la perception de notre propre matière et densité corporelle, l’incarnation. Travailler une matière, y imprimer notre empreinte, devient une métaphore tout à fait concrète de notre capacité à agir sur nous, à nous transformer. L’objet concret comme reflet des ses capacités cognitives, physiques et psychiques. L’objet comme miroir de soi.

Le terme d’Agir surgit à présent d’une manière un peu différente, notamment dans le fameux pouvoir d’agir, l’empowerment, issu d’engagements politiques. Il se niche à présent, de plus en plus, dans de nombreux champs d’interventions, sociaux (groupement de patients), médicaux (ETP) et/ou médico-sociaux. C’est ce fameux pouvoir d’agir, qu’il faudrait donner, redonner ou dont il faudrait laisser l’autre s’emparer, selon notre capacité à être véritablement en position basse et pas dans une « prescription musclée », une suggestion hypnotique d’intensité massive ou carrément une injonction pour le moins paradoxale : « prenez les rênes de votre vie… » , énoncé à celui ou celle qu’un cheval fou emporte.

Ce pouvoir d’agir s’est ancré sur les corps et les mots, sur les revendications et la mise en parole. S’affirmer, se définir, se connaitre passe donc aussi par une occupation humaine fondamentale : l’expression. Nous passons notre temps à nous exprimer, échanger, dialoguer, discuter, papoter…Mais de quelle expression s’agit-il ?

Faire pour s’exprimer, se connaitre et parler de soi, a longtemps été utilisé dans les médiations projectives à visée de psychothérapie médiatisée (toujours possibles dans notre référentiel actuel d’ailleurs). L’expression trouve actuellement sa place de façon différente. L’élaboration psychique (ancrée dans les modèles conceptuels psycho-dynamiques) semble s’effacer au profit d’autres thérapeutes tels que les art-thérapeutes ou les psychologues qui utilisent des médiations thérapeutiques…Mais aussi au profit de temps d’expression, individuels ou groupaux, centrés sur les activités de vie quotidienne, les capacités et les besoins des personnes. Ainsi, lorsque nous travaillons en groupe, il s’agit plus de savoir gérer une dynamique de groupe pour soutenir et développer des habiletés sociales (comme en réhabilitation) que de s’appuyer sur la co-construction ou l’analyse d’un espace groupal psychique permettant l’accueil de chacun.e.

Nous glissons peu à peu, d’une expression projective, permettant de se relier à notre espace intra-psychique pour mieux comprendre notre fonctionnement interne, à une expression permettant d’échanger sur nos comportements visibles et sociaux. Les TCC ont joué un grand rôle dans ce glissement d’intérêt, des profondeurs intimes aux comportements plus visibles et adaptatifs.

Dans les deux cas, l’Être et le Faire sont reliés grâce à cette parole, un être singulier et/ou un être social, engagé dans une interaction langagière avec les autres.




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