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Accueil » Etre ergo en psy » Méditation groupale en 2015

La question du devenir

La question du devenir Zoom sur La question du devenir


Après avoir partagées nos histoires, tenter de re-définir un peu le contour de nos façon respectives de pratiquer notre métier, après avoir partagés souvenirs et expériences, nous sommes ensuite revenus à la question posée par cet article que nous avions donc la ferme intention d'écrire ensemble.

Que devient-donc l'ergothérapie?






A l'ancienne?

Il semble que l’image de l’ergothérapie « traditionnelle » ancrée dans l’histoire sociétale qui nous a permis de passer des préoccupations de travail utilitaire à des horizons plus créatifs et thérapeutiques, se transforme encore. Nous étions passés de préoccupations compatibles avec le plein emploi et la nécessité de se sentir citoyen travailleur, à des préoccupations naviguant dans les eaux de psychothérapies diverses, avec le souci du bien être de soi, du fameux développement personnel. Ces eaux profondes de l’inconscient et de la créativité sont désormais un peu trop troubles pour les désirs de la science.


Nouvelle version?


Les récentes découvertes de l’imagerie cérébrale, la montée en force des thérapies de remédiations cognitives et de réhabilitation viennent aussi nous titiller, nous solliciter ou carrément même, nous obliger à entrer dans des voies différentes, dans un virage demandé ou imposé.

Un des participants souligne que, tout comme Mr Jourdain, nous faisions déjà de la remédiation cognitive dans nos pratiques. Le développement très médiatique autour des fameuses cognitions (qui se promènent dans un cerveau dont on voudrait bien épurer l’inconscient), vient offrir des voies universitaires à des pratiques qui nous sont déjà familières, à l’état naturel.


Entre deux

L’ergothérapie et les ergothérapeutes auront à résoudre la délicate équation qui se situe entre l’être avec ses désirs et la société, avec ses exigences. L’ergothérapie va-t-elle s’inscrire comme lieu de résistance à la vague généralisée où l’humain, son désir et son être le plus intime tend à devenir aussi transparent que sur les réseaux sociaux ? Ce terme de résistance a été employé par Frédéric Morestin dans un article dans un livre sur l’ergothérapie en psychiatrie (voir biblio). C’est peut-être une piste à creuser, pour que nous ne laissions pas leurrer par une atmosphère qui exige science et rapidité, au détriment de l’humain qui sera toujours incomplet et opaque.

Pouvons-nous accepter d’être les garants d’un discours sur le plaisir et le désir d’être, toujours subversif et qui nous conduit parfois, à être soupçonnés de ne « faire que jouer » et de ne pas être assez sérieux ? Ou les ergothérapeutes veulent-ils être pris au sérieux, efficaces, reconnus, normés, validés, intégrés dans le vaisseau de la science et de ses trompettes de la renommée?

Et si notre principale qualité était de résister à cette poussée ambiante consistant à peau-lisser l’autre, à le rendre contrôlable jusque dans ses neurones, dans une illusion d’omnipotence et d’omniscience ? Comment offrir une place au patient qui ne soit pas dans un tiroir prévu à l’avance ? Comment défendre son espace de création personnelle, de parole, de désir ? Comment l’aider à « faire pour être » et non pas « faire pour faire » ou « faire pour ne pas déranger » ?




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