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Processus troubles bi-polaires



Processus autour de l'être
La pulsion de mort
Présente également dans le syndrome dépressif, la pulsion de mort est beaucoup plus prégnante dans la mélancolie. Tout au long de la thérapie, il sera fondamental de prévenir tout acte suicidaire. Évaluer l’importance de cette pulsion, du désir de mort, est fondamentale. Les tentatives de suicide sont généralement peu évoquées, peu verbalisées. Un deuil pathologique peut également remettre en question les fondements même de l'existence du sujet qui ne pense plus être suffisamment bon objet pour vivre. Le retour sur soi de la libido, sur le versant de la haine, va dans le sens d’une auto-destruction. Le deuil est comme une étape impossible à intégrer et ne nécessite par toujours une perte réelle d’un objet d’amour.L'évolution possible passe toujours par les traitements thymo-régulateurs ou par la sismothérapie. En ergothérapie, il sera alors possible de constater l'évolution de la personne, dans le sens d'un retour à la réalité, d'une possibilité retrouvée de remise en action, d'une relation possible à nouveau avec autrui, d'un retour de l'énergie de la pulsion de vie.


Le sentiment de valeur
Dans le cas de la mélancolie, la perte du moi est bel et bien ressentie et le narcissisme primaire touché. La haine peut se retourner contre soi jusqu'à la nécessité de la disparition. Tout comme dans la dépression (voir évolution de la dépression ), il faut noter quand le sentiment de valeur et d’estime de soi réapparaît. Il est à remarquer que cela va demander beaucoup plus de temps que dans une dépression moins grave.



Processus autour du faire
  • Dans le cas d'un épisode maniaque, le "faire" risque surtout de "déborder" dans tous les sens , dans la mesure où la personne va se disperser dans de nombreuses activités. De plus la dimension d'une "prise en charge" groupale s'inscrit comme une conter-indication.
  • Dans le cadre de la mélancolie, en début de soins la personne ne considère pas que cela vaille le coup de faire quoi que ce soit, tant elle est marquée par le désir de mort et par le sentiment de n'être pas valable, voir incurable. Les personnes sont figées, ralenties et le faire viendra inscrire un potentiel d'échec supplémentaire. La médiation sonore peut éventuellement venir pallier à cette difficulté d'utilisation du Faire. Quand le traitement thymo-régulateur est efficace, nous retrouvons alors, un travail similaire à celui proposé dans un syndrome dépressif.


Processus de transformation
La psychothérapie, au sens du soin psychique, n’a pas toujours une visée de modifications intra-psychiques profondes, mais de soutien, pour permettre à ces personnes d’exprimer leur ressenti de cette maladie. De ce fait, le travail de transformation potentiel de soi en transformant la matière pour y projeter des éléments intra-psychiques sera bien sûr possible, mais la notion même, d'élaboration psychique autour du sens du symptôme en particulier, ne sera pas le plus pertinent.

En effet, les troubles bi-polaires semblent avoir un tel substrat biologique et génétique, qu'il serait illusoire d'y chercher une origine uniquement intra-psychique. Par contre permettre à la personne de s'exprimer autour de ses ressentis, garde toujours un intérêt pour donner du sens à sa vie et lui permettre d'intégrer au mieux cette pathologie. Les groupes et ateliers d'expression demeurent donc toujours possibles à proposer.



Fin de thérapie et sortie
L’accent est mis sur les traitements thymo-régulateurs, sachant que ces troubles de l’humeur nécessitent une thérapie longue, voir à vie. La sismothérapie peut nécessiter, après les 8 ou 10 séances initiales, des cures de soutien en hôpital de jour, par exemple mensuelles.

L’alliance thérapeutique est fondamentale, ainsi que l’annonce de l’existence des troubles de l’humeur. Une bonne information permet à ces personnes d’apprendre à repérer les signes avants-coureurs et à la gérer au mieux cette maladie, sans interruptions de traitement, source de récidives.

En termes de modification du comportement et en particulier de gestion de sa maladie, les groupes de psycho-éducation se développent de plus en plus, basés sur l'explication des troubles et les échanges entre participants et animateurs. Les animateurs peuvent être des psychologues, psychiatres, infirmiers, voir même des pharmaciens s'il s'agit d'échanger autour du traitement et de ses effets. Dans la mesure où il s'agit d'un travail autour des symptômes, la place de l’ergothérapeute demeure à interroger.



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