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Accueil » Côté psycho-dynamique » Apports de Freud

Structure et personnalité

Structure et personnalité Zoom sur Structure et personnalité

     Le modèle de Freud
va nous permettre aussi

     de tenter de distinguer normalité et pathologie
 

     et de connaître la distinction entre structure et personnalité.






Normalité et pathologie

Il est possible de dire,succinctement, qu'avant Freud, les gens étaient considérés comme normaux ou malades mentaux. Freud a mis en évidence que les personnes saines et les sujets névrosés avaient en commun une chose: leur personnalité s'organise autour du complexe d’½dipe. Pour les autres personnes (psychotiques, état-limites), l'Oedipe n'est pas organisateur. Une personne est considérée comme normale, si elle parvient à s'arranger avec ses problèmes psychiques profonds, à s'adapter au monde extérieur et aux autres et à tirer plaisir de sa vie. C'est à dire que cette personne a suffisamment de fixations conflictuelles pour être aussi malade que d'autres, mais qu’elle n'a pas rencontré de difficultés extérieures ou intérieures supérieures à ses possibilités d'adaptation. Le fait d'être bien portant est un critère hautement subjectif selon les normes de chacun et de la société. Il existe donc une stabilité subjective dans la normalité.

Il convient aussi de bien distinguer la structure, les symptômes, les défenses et l'épisode de décompensation qui peut parfois, prendre une allure délirante chez des sujets névrosés (bouffée délirante par exemple) ou une allure névrotique chez des sujets psychotiques (défenses obsessionnelles par exemple). Toutefois, il faut du temps pour un tel type de travail. En effet, lors d’une hospitalisation en phase aiguë, il est difficile parfois, de déterminer une structure. La plupart du temps d’ailleurs, nous n’avons accès qu’à la partie visible de l’iceberg : Ce sont tout d’abord les symptômes qui sont apparents, bruyants, puis la personnalité , le caractère, les mécanismes de défense. La structure ne se dévoile que lentement.



Les structures

Il est
fondamental de bien connaitre les notions de structure du sujet, psychotique ou névrotique, afin de pouvoir proposer un relation et un cadre thérapeutiques adaptés.

Il faut savoir qu' il existe également une stabilité dans chaque structure.Tant que le sujet n'est pas soumis à de trop fortes épreuves intérieures ou extérieures, il ne sera pas malade et sa structure sera stable. Si les mécanismes de défense du sujet sont débordés par une situation, il pourra développer une névrose ou une psychose, avec leur cortège de symptômes. La névrose ou la psychose sont donc la décompensation visible d'une structure de base. Après un traitement adapté et dans le meilleur des cas, il y aura retour à une stabilité et le sujet retrouvera sa structure de base compensée. Les décompensations seront donc différentes selon l’organisation psychique de base : la structure.

Pour Freud, le psychisme individuel se cristallise, s'organise avec des lignes de force et de faiblesse originales qui ne varient plus ensuite. Freud a comparé cela à un cristal qui ne peut se briser que selon ces lignes de faiblesse et ses failles pré-déterminées. On aboutit ainsi à deux structures principales: psychose et névrose.


 
Les personnalités pathologiques

Les différentes étapes de l’évolution psychique sont communes à tous et à toutes. Ce sont les avatars, les arrêts, les distorsions de cette évolution qui vont nous permettre de distinguer des personnalités normales ou pathologiques.

Les personnalités pathologiques sont des états permanents de comportements qui comportent des déviations quantitatives des traits d’une personnalité dite normale, des exagérations de ces traits. Les personnalités pathologiques les plus fréquemment décrites sont: personnalité hystérique, obsessionnelle, anxieuse, paranoïaque et sensitive, schizoïde, narcissique, évitante, dépendante, état-limite ou border-line. La classification de ces personnalités varient selon les référentiels utilisés, le plus récent étant le DSM4 de psychiatrie.

Les personnalités pathologiques sont, le plus souvent, des modes d'organisation et de défense suffisants pour garder un équilibre sans décompensation. Ces personnes auront les mêmes types de mécanismes de défense que les personnalités normales, mais ils seront plus rigides, moins adaptables à la réalité. Des traits de caractère pathologiques envahissent tout le champ relationnel et ne permettent plus une souplesse d’adaptation. Si ces personnes ne rencontrent pas de difficultés trop importantes dans leur parcours, elles vont pouvoir vivre ainsi, sans décompensations majeures. Là aussi, il existe une stabilité possible, même avec une personnalité pathologique.

Si leurs capacités d’adaptation sont "débordées", leurs mécanismes de défense inefficaces face à l’angoisse, des décompensations vont avoir lieu : tentatives de suicide, troubles de l'humeur, addictions, troubles psychotiques à type de délire ou de dissociation psychique, passages à l'acte auto et hétéro-agressifs, vont apparaître.






Cet article est une "digestion" personnelle de concepts psycho-dynamiques,
eux-même issus de publications, de livres, d'articles, de lectures diverses.
Les éventuelles erreurs n'engagent que la responsabilité de la créatrice du site,
Muriel Launois.






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