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Techniques actives

La technique active retenue pour la première moitié de la séance se compose essentiellement de techniques d'auto-massages que l'on retrouve sous le nom de do-in ou shiatsu.


Les origines

La technique proposée le plus fréquemment est une simplification de plusieurs techniques d’origine orientale : Do-in , shiatsu, chi gong. Elles sont simplifiées, mais respectées dans l'esprit c'est à dire que la technique d'auto-massage proposée donne un fil conducteur, un certain ordre, pour le massage progressif de tout le corps. Certaines zones sont plus sensibles que d'autres aux tensions d'origine psychosomatique et peuvent être soulignées comme telles.

Ces techniques orientales ont été retenues, tout d'abord, parce qu'elles sont très efficaces. Ensuite parce qu'elles allient un travail actif à une intériorisation progressive des sensations ainsi éveillées. Également, parce qu'elles offrent des métaphores énergétiques multiples, venant faire écho très aisément au concept de la libido. De plus cette vision du corps, imagée et symbolique sait se faire paradoxalement, proche d'un langage simple pour le patient. Des termes tel que circulation d'énergie, blocage énergétique, etc…parlent facilement aux personnes.

La notion d’une référence extérieure souligne la nécessité d’une règle extérieure à laquelle se réfère la thérapeute. C'est la dimension tripartite retrouvée dans chaque thérapie. Même si la technique utilisée est toujours personnalisée, il est fondamental que le patient sache que cela ne vient pas que d'une seule personne et qu'il y a eu une transmission de la technique. Il est important aussi que les patients puissent retrouver cette méthode ou des techniques approchantes, dans d’autres lieux et avec d’autres thérapeutes ou animateurs.



4 étapes chronologiques

Les techniques orientales précitées, sont organisées autour d’une logique énergétique, intentionnelle et articulée en 4 principales étapes :
  • Un auto massage permettant d’éveiller les sensations du corps et de distinguer les zones de tension et les zones en déficit d’énergie. Cet automassage permet également, une dispersion de l’énergie en trop, stagnant dans certaines zones du corps et qui se signalent par des points douloureux. Ces automassages ou massages, se pratiquent selon un certain ordre, parcourant les méridiens d'acupuncture. L'intention majeure de ce temps est de fluidifier les énergies. Ce sont principalement ces techniques d'auto-massages qui ont été retenues pour l'atelier de relaxation décrit ici et qui sont retrouvées dans les massages Gi Gong (Chine), le Do In et le Shiatsu (Japon).
  • Des techniques de récupération d’énergie, dites de tonification, par vibrations, tapotements le long des méridiens d'acupuncture également. Ces techniques sont employées après les man½uvres d'assouplissement du corps et de remise en circulation de l'énergie. Cette dimension de récupération de l'énergie, très dynamisante a été retenue, en partie, lors de séances de gymnastique douce, pratiquées debout.
  • Une concentration de l’énergie dans une zone particulière du corps située sous le nombril, considérée comme le centre énergétique du corps. Ce sont donc des techniques assez vigoureuses de conscience et de renforcement de cette zone, parfois proches d'exercices gymniques ou d'arts martiaux. Trop intensives elles n'ont pas été retenues. Le travail autour du ventre, centre corporel, est présent mais il s'agit moins d'une tonification de ce centre que d'un massage apaisant qui rassemble la personne et qui favorise une respiration abdominale plus ample et profonde.
  • Une tentative de mobilisation de l’énergie dans le corps grâce à une technique de visualisation dans une sorte de boucle d’énergie tournant autour de la colonne vertébrale. Les chinois nomment cela la circulation d'énergie dans la boucle microcosmique. Cette dernière n’a pas été retenue comme fil conducteur pour les séances proposées. En effet, dans un service de psychothérapie, il ne s'agit pas d'indiquer comment l'énergie (physique et/ou psychique) devrait circuler et s'organiser. Il convient plutôt d'aider la personne à écouter comment l'énergie circule, au sens d'un lien entre corps et esprit.




La "meilleure façon de masser"....

L’accent est donc mis sur un grand principe: fluidifier et assouplir le corps pour favoriser une libre circulation d'énergie, une souplesse musculaire et articulaire, pour mieux percevoir son corps et ses sensations. Sur un plan métaphorique, cet assouplissement vise aussi l'esprit pour stimuler le goût de la découverte, l'écoute de soi-même, l'expérience personnelle.

Globalement, le sens de massage issu des techniques orientales est respecté: descendre à l'arrière et sur les côtés du corps, remonter en avant. Pour les chinois, cela est expliqué par le sens de circulation de l'énergie dans les méridiens d'acupuncture, alors que dans l'atelier, cela est présenté comme une possible référence à expérimenter.

Il s'agit donc d'un apprentissage, en apparence tout au moins, qui nécessite de retrouver à chaque séance, un rituel favorisant la mémorisation de ces principes. Cette notion d'apprentissage vise à l'autonomie progressive du patient. Des livres illustrant ces pratiques sont à disposition des patients qui souhaitent approfondir, se référer, comprendre. Des livrets reprenant le fil conducteur des séances et les principaux exercices sont à la disposition des patients pour leur permettre d’intégrer ces éléments dans leur vie quotidienne. C’est un moyen d’évaluer leur degré d’implication, d’autonomie et leur motivation. Et c’est aussi une invitation à se débrouiller seul(e)…Selon les moments et les personnes, ces livrets sont très demandés, ignorés, deviennent des objets quasi transitionnels, etc…

Toutefois, au c½ur de cet apprentissage, il est important que les personnes puissent faire leur propre expérimentation. Ainsi, si les chinois indiquent qu'il convient de creuser certains points douloureux pour faire circuler ce qui stagne, lors des séances proposées il est spécifié qu'il s'agit d'une des façons possible de se masser. Il est également possible de balayer, effleurer, chauffer la surface de la peau, appuyer avec les doigts et faire glisser peau et muscle, faire rouler la peau entre pouce et index, pétrir à pleine main, etc... Toutes ces possibilités sont évoquées et présentées comme des choix à faire pour la personne. C'est à elle d'expérimenter puis de se déterminer en fonction de son ressenti intérieur. Il ne s'agit donc pas réellement d'un apprentissage technique mais d'une expérimentation de sa propre liberté au c½ur d'une structure de référence.

Selon les personnes présentes, il sera alors possible d'expliquer que rester en surface, permet de stimuler chaleur et récupération d'énergie selon les chinois, ou que les muscles peuvent se détendre grâce à la chaleur, ou que la peau apprécie cette enveloppe sécurisante de chaleur et que cela renforce le sentiment de limite, mais que cela peut aussi s'entendre comme rester à la surface, ne pas creuser....A chacun "d'entendre" le niveau qu'il pourra recevoir psychiquement. D'autres métaphores peuvent fleurir au long de la séance: assouplir peau et muscle pour faire rouler comme un bonne pâte, creuser et approfondir pour aller chercher en profondeur l'origine de la douleur et de la difficulté, s'envelopper comme pour se reconstituer une bulle de protection, etc...Globalement, cette façon de transmettre la découverte des auto-massages vise à aider la personne à écouter comment et pourquoi elle se masse ainsi.



La position

La première partie de la séance, consacrée aux auto-massages, se déroule généralement assis, soit sur des coussins épais, soit sur le sol. Ces différentes assises possibles visent à mettre la colonne vertébrale dans la meilleure position possible. La posture juste est fondamentale, d'une part pour une bonne conscience de la colonne, d'autre part pour limiter les effets nocifs des courbures vertébrales, souvent lieu de tensions excessives. Il est extrêmement rare que spontanément un sujet ait un bon placement de sa colonne vertébrale, ni même une conscience suffisante de sa position.

Des exercices d’étirements conscients des trois courbures clefs de la colonne, peuvent prendre place en position assise ou allongée. Ces exercices vont de l’étirement très actif, jusqu’à la simple visualisation de la courbure qui se décambre, se creuse, se mobilise. Cette conscience de la posture juste peut inviter à la découverte de la métaphore de la position du sujet dans sa vie. Cette première partie de séance peut aussi se dérouler allongé sur le sol si les personnes sont dans un processus plutôt régressif qu'il convient d'accompagner dans un premier temps, ou si la recherche d'un modèle extérieur est trop prégnante pour certains patients.




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