Information

Ce site est en constante évolution et lorsque des articles sont en travail, ils sont signalés en début de page....




Accueil » Processus psychose

Processus psychose


Processus thérapeutiques et évolution possible

Les processus thérapeutiques qui sont le plus développés dans cet article sont centrés sur la dimension psycho-dynamique, la plus développée dans ce site. D'autres processus peuvent aussi être pris en compte et analysés, selon l'angle d'approche. Mots clefs des processus potentiels principaux: distinction du moi et du non moi, contenance et structuration. (voir processus thérapeutiques)

L'aide au renforcement du sentiment d'existence des personnes psychotiques. Il y a une dissociation psychique, angoisse de morcellement (troubles du contenant), troubles du schéma corporel, type de relation, fusionnelle ou clivée, clivage du moi. Autant de processus pathologiques nécessitant un travail thérapeutique sur le contenant, l'éprouvé et la distinction du moi et du non moi, ainsi que sur la fonction contenante qu'il faudra donc étayer. L'acquisition d'une réelle identité personnelle ne sera peut-être jamais possible au sens où nous l'entendons. Toutefois, la distinction dedans et dehors peut s'améliorer progressivement et être verbalisée. Les patients peuvent choisir de garder ou non leurs productions, Il faut noter et renforcer, tout ce qui va dans le sens de l'émergence d'une identité. Le moi demeure clivé ou fusionnel, mal différencié. Il faut essayer d'évaluer à quel degré ce clivage ou cette fusion sont présents et comment ils évoluent. La personne peut elle dire Je ou on ? Peut-elle poser des choix ? Faire aboutir une demande et un projet ?

La dimension où un sujet se pense, se définit, exprime un désir véritablement relié à son ressenti intime, éprouve du plaisir à être seul ou en groupe, à trouver des investissements dans sa vie, etc…est difficilement atteintes par ces personnes. Toutefois ces personnes peuvent vivre des sentiments de dévalorisation, de deuil, de solitude, qu'il conviendra de repérer et d'accompagner. Les dimensions du plaisir et de la créativité sont souvent difficiles à vivre pour ces personnes. Les liens avec autrui sont également sous le signe de la non distinction, de la méfiance, de la difficulté à établir des liens, de la destructivité du lien.


L'espace transitionnel n'est pas acquis. Il vient de l'étayage extérieur. Comment cela évolue t'il ? Y a t'il progressivement intégration des limites, du cadre, du contenant, même en dehors des temps thérapeutiques? Comment sont utilisées les médiations ? Contrôle, jeu, échec, plaisir ? La fonction de structuration sera soutenue par la dimension organisationnelle de l'atelier, de l'ergothérapeute, du service. Il est fondamental d'insister sur l'acquisition du principe de réalité. Il est important de repérer les signes de la prise en compte à nouveau de la réalité, de l'intérêt porté ou non à autrui, de la conscience ou non des troubles, de l'émergence d'une critique du délire. L'adaptation à la réalité et en particulier à des situations nouvelles est importante à souligner.


Le processus de symbolisation, est inopérant. Le discours a plus une valeur d'expression que de communication.Le registre de fonctionnement est plus dans l'agir que dans la parole. Il y a expression directe des pulsions, sans distanciation imaginaire et symbolique. La rencontre se fera plus au niveau concret , du geste, de la mimique, des exclamations, etc...Elle est donc plus aisée dans ce domaine d'action, d'actes, que dans la parole. L'expression s'échappe, il n'y a pas d'angoisse de la feuille blanche, peu de retenue. Mais le langage ne recouvre pas la même chose que pour nous et le mot n'est pas toujours lié à la représentation de l'objet. Il n'y a pas eu transmission d'un décodage sensé et symbolique du monde par les parents. Ces personnes ne sont pas dans l'ordre du symbolique. Il y a eu faille dans leur système de symbolisation. Le système institutionnel, avec ses cadres, lois, règles et références, viendront ré-inscrire un lieu où les expériences de vie vont pouvoir se faire, se dire, se parler, se comprendre, se référer à une loi commune qui est la parole qui a du sens, et donc se relier en tant que moments de plus en plus signifiants.

Il faut donc permettre à la personne de retrouver une capacité d'élaboration des pulsions afin de tenter de proposer d'utiliser des mécanismes de défense moins archaïques que le clivage du moi, le déni, la projection. L'expression des pulsions sera généralement plus crue, plus directe qu'avec les sujets névrotiques. Le passage à l'acte plus aisé et plus risqué. Il est toujours important d'aider le patient à  pouvoir utiliser et exprimer ses pulsions d'une autre façon que dans l'agir immédiat. C'est ce temps de concrétisation dans la matière et d'imagination qui va permettre, progressivement une mise à distance. Il est aussi important de ne pas essayer de rationaliser ni d'expliquer leur délire, tout en le considérant comme signifiant de la faille du langage symbolique qui est en eux. Par contre, le passage à la représentation de mots, avec leur signification, avec leur capacité à représenter et à organiser la pensée est fondamentale. Il s'agit donc de passer de la pulsion, à la représentation de choses, concrètes et mentales, puis à la représentation en mots. Il s'agit d'aider à relier sensations et verbalisation, formes et mots, ressentis et images, etc...La mise en liens est-elle possible ? Se fait elle spontanément ou nécessite t'elle un soutien?



Fin d'hospitalisation et sortie

Hospitalisations courtes de préférence, permissions et sorties pour lutter contre la chronicisation
Hôpitaux de jour, en cas d’hospitalisations longues pour une conservation des acquis
Poursuite des soins en CMP, CATTP
Accompagnements vers des lieux de vie adaptés


Ergopsy - 2015
Infos légales