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Stade phallique

Il y a une relative unification des pulsions partielles sous un certain primat des organes génitaux. Il ne s'agit pas encore de vraie génitalisation mais du travail de distinction des sexes.


Le développement psycho-sexuel
  • érotisme urétral: il a une double signification. L'une est phallique, c'est à dire que l'émission d'urine est vécue comme une pénétration active, liée à des fantasmes de détruire, d'endommager. L'une est plus passive, liée à un laisser couler, plaisir de relâcher. Le contrôle vésical devient potentiellement générateur de fierté narcissique.
  • Masturbation infantile: Elle peut-être primaire, liée à la miction, ou secondaire, lorsque le contrôle est acquis. Elle est souvent niée et cause de l'amnésie infantile. L'éducation à la propreté joue un rôle important à ce stade.
  • Théories sexuelles infantiles: La question du comment se pose, avec des théories tout à fait personnelles (mitions, exhibition, échange, analité, sadique, etc...). L'éducation sexuelle est donc fondamentale, respectant les demandes et les rythmes de chaque enfant.


Aspect narcissique et pré-génital
  • Le pénis est perçu comme un organe non pas génital, mais de puissance ou de complétude, c'est le phallus. Le pénis est l'organe anatomique. Le phallus, lui, représente la fonction symbolique attribuée au pénis. C'est un fantasme selon lequel posséder un pénis confère puissance et plénitude.
  • Ce qui est en jeu, c'est le narcissisme. Les pathologies du narcissisme trouvent là leur origine. La question est: y a t'il sentiment de complétude ou non? La conséquence d'un sentiment d'incomplétude est la dépression.Souvent,


Angoisse de castration
     Elle est normale et maturante. Angoisse de le perdre chez le garçon, angoisse de son absence chez la fille. . Cette angoisse d'incomplétude devient angoisse de mort. Un mode de défense courant contre cette angoisse est le désir d'enfant, re-duplication et prolongation de soi-même.

    Chez les garçons: il y a surinvestissement du pénis. Plusieurs attitudes sont possibles pour lutter contre cette angoisse.
  • Déni de la réalité de l'absence de pénis chez la femme
  • Ce déni peut porter plus particulièrement sur la mère, avec le fantasme d'une mère phallique. Bien sûr, si la mère est réellement proche de cette image, il y a encore plus de chances que ce schéma reste ancré solidement.
  • Il peut y avoir le souhait d'une réparation ou illusion que ça va repousser, pour conjurer la peur de penser qu'il s'agit d'une mutilation par punition.

     Chez les filles: Le manque est réel, il n'y a pas besoin du déni de la réalité. Plusieurs attitudes sont décrites:
  • Revendication et désir de reconquête.
  • Reproches à la mère et détachement d'elle de ce fait.
  • Désir d'avoir un enfant du père

     Pour tous le travail d'acceptation est long , avec des phases de méconnaissance, puis de connaissance vague avec dénégation. Même si l'enfant sait que la femme n'a pas de pénis, il pense "je sais bien, mais quand même...."Incertitudes et craintes se succèdent et l'aide des adultes est incontournable. Les enfants peuvent faire co-exister à la fois le déni de la castration féminine et sa reconnaissance intellectuelle. Ce qui est normal chez l'enfant, ne l'est plus chez l'adulte. Là se trouve l'origine des perversions, c'est à dire le déni de la différence des sexes. Par exemple, le fétichiste sait que la femme n'a pas de phallus, mais c'est si insupportable et cela le renvoie si intensément à sa propre angoisse de castration, qu'il trouve un substitut. (Talons hauts, boucles d'oreilles longues, etc...)





Cet article est une "digestion" personnelle de concepts psycho-dynamiques,
eux-même issus de publications, de livres, d'articles, de lectures diverses.
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